© B. ÔBRÉE

Ma démarche pour "Gherizon Papilhon"

Les textes que j’écris pour chanter, c’est surtout de la poésie. J'y joue avec le sens et les sons des mots.

Je m’intéresse beaucoup aux sonorités des mots, en l’occurrence en gallo, une langue dont j’étudie la prononciation aussi du point de vue linguistique. J’aime jouer avec ces sonorités en lien avec la mélodie.

Je travaille avec le sens des mots. Dans les textes de Gherizon Papilhon, on retrouve des thématiques récurrentes dans mon travail telles que l’exil, la transformation, la nature, le cheminement intérieur.

Je suis aussi attentif au son de la voix, en particulier au timbre. Cela me vient de ma formation initiale en chant traditionnel de Haute-Bretagne mais aussi de ma pratique de l’improvisation vocale, et encore d’une initiation au chant diphonique et aux harmoniques. 

Enfin depuis l’adolescence je suis en contact récurrent avec des traditions musicales du pourtour de la Méditerranée, en particulier du Maghreb. Plus récemment j’ai suivi un stage de chants de Turquie. Dans Gherizon Papilhon, j’ai voulu commencer à toucher à des modes et des tempéraments que j’ai entendus dans des musiques de ces régions mais que je n’avais jamais chantés auparavant.

Par le choix des instruments, essentiellement sans frettes, et par la manière de composer les musiques avec mes collègues instrumentistes, j’ai cherché à rassembler des conditions propices à explorer tous ces points d’intérêt musicaux et vocaux.

Bèrtran Ôbrée